
Vigidomaine figure désormais dans le Radar des startups cybersécurité françaises 2026, publié par Wavestone en partenariat avec Bpifrance. Cette nouvelle édition recense 234 startups et 43 scale-ups françaises de la cybersécurité et témoigne, une nouvelle fois, du dynamisme de l’écosystème français. Cette reconnaissance est une étape importante dans notre développement et est une belle occasion de mettre en lumière un sujet qui reste encore largement sous-estimé dans les stratégies de sécurité des entreprises : la surveillance de leurs noms de domaine et de leurs marques.
Depuis plusieurs années, nous travaillons sur cette problématique avec une conviction simple : sécuriser son système d’information ne suffit plus. Une entreprise peut avoir correctement protégé ses postes de travail, ses serveurs, ses applications et ses comptes utilisateurs, tout en restant exposée à des attaques qui se déroulent entièrement à l’extérieur de son périmètre technique. Un faux site, un nom de domaine ressemblant au sien ou une adresse e-mail imitant celle d’un collaborateur peuvent suffire à amorcer une campagne de phishing, une fraude ou une tentative d’usurpation.
C’est précisément sur cette partie de l’exposition numérique que Vigidomaine intervient.
Le nom de domaine : un actif qui mérite d’être surveillé
Le nom de domaine est souvent considéré comme un simple élément technique ou marketing. Une entreprise réserve son domaine, configure ses DNS, met en place son certificat et l’utilise pour son site et ses adresses e-mail. Une fois ces opérations réalisées, le sujet est généralement considéré comme réglé.
Pourtant, ce que l’entreprise possède n’est qu’une partie du problème. Elle maîtrise son propre nom de domaine, mais elle n’a aucun contrôle direct sur les domaines que des tiers peuvent enregistrer autour de sa marque.
Prenons une entreprise qui exploite le domaine entreprise.fr. Elle peut être confrontée à l’enregistrement de entreprise.com, entrepr1se.fr, entreprise-fr.com, entreprise.net ou de nombreuses autres variantes. Certaines seront parfaitement légitimes et ne présenteront aucun risque particulier. D’autres pourront en revanche être utilisées pour reproduire son identité, héberger une copie de son site, envoyer des e-mails frauduleux ou préparer une campagne de phishing.
C’est le principe du typosquatting, qui consiste à exploiter des variantes d’un nom de domaine afin de bénéficier des erreurs de saisie, de ressemblances visuelles ou de modifications volontairement minimes. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il devient particulièrement préoccupant à mesure que les attaques par usurpation et par ingénierie sociale gagnent en sophistication.
Le développement de l’intelligence artificielle ne fait d’ailleurs qu’accentuer cette tendance. Produire un faux site crédible, rédiger un e-mail parfaitement adapté à sa cible ou multiplier les campagnes d’attaque coûte aujourd’hui beaucoup moins cher qu’il y a quelques années. Dans ce contexte, les entreprises doivent également s’interroger sur ce qui se passe autour de leur identité numérique.
Une entreprise ne peut pas empêcher l’enregistrement d’un domaine frauduleux, mais elle peut le surveiller et le dénoncer (lire notre article sur les différentes procédures).
Il existe une différence importante entre protection et surveillance. Une entreprise ne peut évidemment pas empêcher systématiquement un tiers d’enregistrer un domaine qui ressemble au sien. Elle peut en revanche mettre en place une veille permettant de détecter rapidement ces enregistrements et d’en évaluer la pertinence. Lorsqu’un domaine frauduleux est découvert plusieurs semaines après son enregistrement, il peut déjà avoir été utilisé pour envoyer des e-mails, collecter des identifiants ou tromper des clients et des partenaires. À l’inverse, une détection réalisée rapidement permet de qualifier le domaine, d’identifier son utilisation éventuelle et d’engager plus tôt les actions nécessaires.
La véritable difficulté n’est pas de découvrir qu’un domaine est malveillant, mais de l’identifier suffisamment tôt pour permettre une action avant son exploitation. Dans un environnement où il n’existe pas de vision consolidée et temps réel de l’ensemble des noms de domaine enregistrés dans le monde, l’enjeu consiste à collecter, corréler et qualifier en continu des signaux dispersés afin de faire émerger les quelques détections réellement pertinentes. L’objectif est d’alerter en quelques heures ou quelques jours, avant une campagne de phishing, une tentative d’usurpation ou une fraude, tout en évitant de submerger les analystes sous des milliers de faux positifs. La valeur de Vigidomaine réside précisément dans cet équilibre entre rapidité de détection, pertinence des alertes et réduction du bruit opérationnel.
Une vingtaine de stratégies pour détecter les variantes pertinentes
Surveiller un nom de domaine ne consiste pas simplement à chercher quelques fautes de frappe évidentes. Les possibilités sont nombreuses et certaines variantes sont particulièrement difficiles à identifier manuellement.
Vigidomaine s’appuie aujourd’hui sur une vingtaine de stratégies de détection afin de rechercher différentes formes de typosquatting et de cybersquatting. Les caractères peuvent être supprimés, ajoutés, remplacés ou inversés. Certaines recherches prennent également en compte les ressemblances entre caractères ou les différentes possibilités offertes par les extensions de noms de domaine.

Cette approche permet d’aller beaucoup plus loin qu’une simple recherche de mots-clés. L’objectif est de reproduire les différentes façons dont un attaquant pourrait chercher à construire un domaine suffisamment proche d’une marque ou d’un domaine légitime pour paraître crédible. Mais la quantité de résultats n’est pas le seul enjeu. Une surveillance efficace doit surtout permettre de distinguer les domaines réellement intéressants des nombreuses variations qui n’auront aucune conséquence pour l’entreprise. C’est pourquoi Vigidomaine associe ces différentes stratégies à une qualification des domaines détectés afin de faciliter le travail des équipes chargées de la sécurité ou de la protection des marques.
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Protéger une marque, c’est aussi surveiller ce qui se passe autour d’elle
La problématique dépasse d’ailleurs largement le seul nom de domaine. Une entreprise possède une identité numérique composée de nombreuses briques : ses marques, ses noms commerciaux, ses produits, ses services, ses domaines, ses adresses e-mail et l’ensemble des éléments qui permettent à ses clients et partenaires de l’identifier en ligne. Lorsqu’un attaquant cherche à usurper cette identité, il ne s’intéresse pas nécessairement au domaine principal de l’entreprise. Il peut choisir une variante de marque, un nom de produit ou une combinaison particulièrement crédible pour sa cible.
La surveillance doit donc être pensée à partir de l’identité que l’entreprise souhaite protéger et non uniquement à partir de la liste des domaines qu’elle possède.
Une responsabilité de vigilance pour les entreprises
Il ne s’agit pas de considérer que toutes les entreprises doivent surveiller toutes les extensions et toutes les variantes possibles. Le niveau de surveillance doit évidemment être proportionné à l’exposition, à la notoriété de la marque, au secteur d’activité et aux risques auxquels l’organisation est confrontée. En revanche, ne jamais regarder ce qui se passe autour de ses propres noms de domaine et de ses marques devient difficile à justifier dans un contexte où l’usurpation numérique est devenue une technique d’attaque courante.
Une entreprise connaît généralement les domaines qu’elle possède. Elle connaît beaucoup moins bien les domaines qui sont enregistrés quotidiennement par des tiers et qui peuvent pourtant reprendre son nom, sa marque ou son identité visuelle. La première étape consiste donc simplement à se poser la question : que se passe-t-il actuellement autour de mon identité numérique ?
Cette démarche peut permettre de découvrir des domaines sans risque particulier, mais également des enregistrements qui méritent une analyse plus approfondie. Dans certains cas, la détection d’un domaine quelques jours après son enregistrement peut donner à l’entreprise une avance précieuse pour agir et mettre à jour des règles dans un firewall par exemple.
La surveillance extérieure complète les dispositifs de sécurité internes
Cette approche s’inscrit plus largement dans l’évolution des stratégies de cybersécurité. Les entreprises disposent aujourd’hui de nombreux outils pour surveiller leur infrastructure interne, leurs endpoints, leurs applications et leurs réseaux. Mais une partie croissante des menaces se construit en dehors de cette infrastructure. Un domaine frauduleux n’apparaît pas dans le SIEM de l’entreprise. Une copie de son site hébergée chez un tiers ne déclenche pas nécessairement une alerte dans son EDR. Une adresse e-mail ressemblant à celle d’un collaborateur peut exister sans jamais avoir été créée dans son système de messagerie.
Pour détecter ces signaux, il faut donc adopter un autre point de vue : celui de l’attaquant ou, plus simplement, celui d’un observateur extérieur. C’est l’une des raisons pour lesquelles la surveillance de l’exposition numérique prend progressivement une place plus importante dans les stratégies de cybersécurité. Elle permet de compléter les outils déjà en place en regardant ce que n’observent pas nécessairement les dispositifs de sécurité traditionnels et internes.
Vigidomaine ne se limite pas au typosquatting
Le typosquatting constitue l’un des principaux cas d’usage de Vigidomaine, mais la plateforme s’inscrit dans une démarche plus large de surveillance de l’exposition numérique. Elle permet notamment de suivre différents éléments liés aux domaines et à leur configuration : DNS, SPF, DKIM, DMARC, certificats SSL, en-têtes HTTP, ports ouverts ou encore certaines vulnérabilités exposées. Cette approche permet de rapprocher deux problématiques qui sont souvent traitées séparément : la protection de la marque et la sécurité technique des services exposés sur Internet. Un domaine peut être intéressant parce qu’il ressemble à celui de l’entreprise. Il peut également devenir intéressant parce qu’il héberge un service ou présente une configuration qui mérite d’être surveillée. Dans les deux cas, l’objectif reste le même : disposer d’une vision plus complète de ce qui est visible depuis l’extérieur.
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Une présence dans le Radar qui arrive au bon moment
L’entrée de Vigidomaine dans le Radar des startups cybersécurité françaises 2026 de Wavestone et Bpifrance arrive dans un contexte particulièrement favorable à cette évolution des pratiques. Le radar témoigne d’un écosystème français toujours plus dense, avec 234 startups et 43 scale-ups identifiées cette année. Cette diversité montre également que la cybersécurité ne se résume plus à quelques grandes catégories historiques. Les entreprises ont désormais accès à des solutions spécialisées répondant à des problématiques de plus en plus précises.
La surveillance des noms de domaine et de l’identité numérique fait partie de ces sujets qui peuvent sembler périphériques lorsqu’on construit une stratégie de sécurité, mais qui prennent tout leur sens lorsqu’on les replace dans le scénario d’une attaque. Un domaine ressemblant à celui d’une entreprise peut n’être qu’un simple enregistrement sans conséquence. Il peut aussi constituer la première étape d’une campagne beaucoup plus importante.
La difficulté consiste donc moins à savoir si un domaine est dangereux qu’à être capable de le détecter suffisamment tôt pour pouvoir se poser la question.
Surveiller aujourd’hui ce qui pourrait devenir un problème demain
La cybersécurité repose en grande partie sur cette capacité à anticiper. On ne peut pas prévoir chaque attaque, ni empêcher chaque tentative d’usurpation. En revanche, on peut mettre en place les moyens nécessaires pour réduire son temps de détection et améliorer sa capacité de réaction. Pour les noms de domaine et les marques, cette démarche commence par une veille régulière et automatisée.
Cette reconnaissance vient saluer le travail réalisé autour d’une problématique très concrète : permettre aux entreprises de mieux comprendre et surveiller leur présence numérique. Mais elle nous encourage surtout à poursuivre le développement de la plateforme et à continuer d’améliorer les méthodes permettant d’identifier les domaines susceptibles de représenter une menace.
Votre entreprise connaît-elle des domaines ressemblant au sien ?
Si vous ne connaissez pas encore la réponse, c’est probablement le bon moment pour commencer à regarder.
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Vigidomaine dans le Radar des startups cybersécurité françaises 2026
Nous remercions Wavestone et Bpifrance pour leur travail de cartographie de l’écosystème français de la cybersécurité et pour avoir intégré Vigidomaine à cette édition 2026.

Pourquoi Vigidomaine est unique, même dans cette catégorie ?
- Askeal transforme la Threat Intelligence existante en assistant IA capable de répondre aux questions des analystes ; Vigidomaine génère lui-même un renseignement spécialisé sur les domaines, marques et tentatives d’usurpation visant une entreprise.
- Aegis Technologies aide les équipes CTI à collecter et industrialiser des données issues du darknet, de Telegram ou des réseaux sociaux ; Vigidomaine surveille l’écosystème numérique créé autour d’une marque afin de détecter les domaines qui pourraient être utilisés lors d’une attaque.
- Predicta Lab réalise des investigations OSINT et de la CTI nominative à partir d’adresses e-mail, numéros de téléphone, pseudonymes ou réseaux sociaux ; Vigidomaine surveille l’identité numérique d’une entreprise à partir de ses marques, noms commerciaux et noms de domaine.
- Sentibee aide les RSSI à savoir quelles vulnérabilités de leur infrastructure corriger en priorité ; Vigidomaine aide les entreprises à identifier qui tente de se faire passer pour elles sur Internet.
- ThinkPol recherche des signaux faibles et menaces émergentes dans l’historique et les flux temps réel de Reddit ; Vigidomaine recherche les signaux faibles directement dans les enregistrements de noms de domaine et les préparatifs d’usurpation.
- Epieos est un moteur d’investigation centré sur les personnes, les téléphones et les adresses e-mail ; Vigidomaine est centré sur les organisations, leurs marques et les domaines utilisés pour les attaquer.
- StalkPhish détecte des campagnes de phishing, des kits d’attaque et des infrastructures déjà opérationnelles ; Vigidomaine intervient plus en amont en détectant les domaines suspects avant même qu’ils ne soient utilisés pour une campagne de phishing.
Ce radar constitue une photographie particulièrement intéressante d’un marché français en pleine évolution. Pour nous, c’est également une belle reconnaissance du travail accompli autour de Vigidomaine et une invitation à continuer à développer des outils permettant aux entreprises de prendre davantage en compte leur exposition numérique.
Parce qu’une entreprise ne peut pas contrôler tout ce qui se passe sur Internet. Mais elle peut choisir de le surveiller.
